Quels masters seront les plus prisés en 2026 sur Mon Master ?

Quels masters seront les plus prisés en 2026 sur Mon Master ?

Pour accéder à un diplôme de niveau Bac+5, la sélection n’a jamais été aussi serrée. Selon les dernières données du SIES (Ministère de l’Enseignement supérieur), le nombre de candidats laissés sans solution atteint cette année un nouveau record : près d’un tiers des postulants (32 %) n’ont reçu aucune offre d’admission pour leur master en 2025. Face à cette concurrence, les étudiants, de plus en plus stratèges, formulent en moyenne 10,6 vœux et privilégient massivement les cursus en alternance, dont la popularité dépasse désormais celle des formations classiques.

Les mentions phares qui concentrent les choix

Certains domaines universitaires attirent un très grand nombre de candidatures principalement parce qu’ils sont proposés dans de nombreux établissements partout en France. C’est notamment le cas des filières MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation) et Informatique, qui rassemblent les plus forts effectifs selon le dernier recensement.

Mention de Master Nombre de Formations Nombre de Candidatures
MEEF 1er degré 169 129 600
Informatique 218 124 879
Droit des affaires 155 100 812
MEEF 2nd degré 85 100 094
Psychologie 113 79 427
Droit privé 86 68 084
Banque, Finance, Assurance 90 61 082
Marketing / Vente 131 58 437
Comptabilité, Contrôle, Audit 76 57 034
Finance 62 54 502

Le droit des affaires continue d’attirer de nombreux étudiants, séduit par des perspectives professionnelles dynamiques en entreprise ou en cabinet. En revanche, la psychologie, bien que fortement représentée en termes de vœux, reste une des voies les plus sélectives : le nombre de places est largement insuffisant par rapport à la forte demande.

Entre sciences humaines et gestion, la bataille des filières

En 2025, le paysage de l’orientation post-licence se structure autour de deux grands pôles : d’une part, les sciences humaines et sociales, d’autre part, l’économie-gestion — à eux deux, ils concentrent plus de 60 % des choix d’orientation.

  • Sciences humaines et sociales : 32,1 % des étudiants optent pour la psychologie, la sociologie ou la communication.
  • Économie, gestion et AES : 31,4 % des vœux concernent le management, les ressources humaines ou la finance.
  • Sciences fondamentales et appliquées : 29 % des candidats (informatique, mathématiques, physique, STAPS).
  • Droit et sciences politiques : 22,4 % des candidatures.
  • Lettres, langues et arts : 18,2 % des inscriptions.

« La valorisation des compétences de gestion est de plus en plus marquée. Une majorité d’étudiants viennent avec l’objectif de se former en gestion de projets », analyse Aline Pereira Pündrich, responsable à l’EM Strasbourg.

Les formations les plus sélectives : des « goulots d’étranglement »

Au-delà du volume de vœux, la concurrence se durcit dans plusieurs spécialités où le nombre de places est extrêmement limité au regard du nombre d’étudiants en lice. Pour monter dans ces filières très sélectives, il faut désormais un dossier irréprochable.

Mention ultra-sélective Particularité 2025
Droit de l’homme 1 680 candidats pour seulement 50 places (2 formations)
Cybersécurité 1 780 demandes pour seulement 4 cursus en France
Neuropsychologie 1 753 candidats pour 85 places disponibles
Droit civil Plus difficile que le droit fiscal (moins de places par formation)

Certains masters technologiques, comme ceux dédiés à l’intelligence artificielle, à l’aéronautique ou à la gestion des risques, affichent parfois plus de 25 candidats pour une seule place. Face à cette réalité, les candidats s’adaptent : 61 % d’entre eux sont des femmes, qui sécurisent leur parcours en validant un peu plus de vœux en moyenne que leurs homologues masculins.

Nouvelles tendances : santé, numérique, et alternance en forte hausse

Les effets de la crise sanitaire et la montée du numérique se font sentir dans le choix des spécialités : les masters en data science ou en e-santé suscitent un intérêt croissant, portés par le développement de l’alternance comme voie privilégiée d’insertion professionnelle. En fin de processus, 144 900 candidats ont confirmé leur admission de façon définitive cette année, tandis que de nombreux autres restent en attente ou relancent leurs démarches dans les phases complémentaires.

Face à la sélection, l’attitude des jurys évolue également : « On préférera un candidat avec des notes un peu plus faibles mais un projet réfléchi qui prouve qu’il s’est renseigné sur la formation », rappelle Cindy Carrein-Lerouge de l’Université de Rouen.