Ces profs redoutés qui ont marqué ta scolarité (pour de mauvaises raisons)

Ces profs redoutés qui ont marqué ta scolarité (pour de mauvaises raisons)

À travers les parcours scolaires et universitaires, rares sont celles et ceux qui n'ont pas croisé la route de ces enseignants qui marquent les esprits... parfois pour de mauvaises raisons. Figures d'autorité inflexibles, pédagogues dépassés, ou grandes pointures de la manipulation, leur diversité intrigue alors même qu'ils cristallisent nombre d'anecdotes. Passage en revue des cinq types de professeurs les plus redoutés au fil d'une scolarité.

Les partisans de l’autorité intransigeante

Impossible de ne pas évoquer ceux pour qui discipline et sanction deviennent un mode de relation systématique avec leurs élèves. Leur marque de fabrique ? L’interrogation surprise dès l’entrée en classe : « Bonjour, sortez une feuille, interro surprise ! ». Loin des encouragements, ces enseignants imposent un climat de contrôle permanent, se montrant parfois insensibles aux situations personnelles les plus difficiles.

  • Absence d’empathie : Certains récits témoignent d'une dureté particulière, à l'image de cette professeure adressant à une élève dont la mère souffre d’un cancer : « ta vie à la maison n’est pas aussi importante que l’école ».
  • Surveillance excessive : Entre le pass obligé pour accéder aux toilettes ou l’interdiction de s’hydrater durant les cours en visioconférence, l'encadrement peut virer à la contrainte.
  • Humiliation en public : L'élève interpellé devant tous parce qu'il somnole en classe, sans que ses difficultés personnelles ne soient prises en compte, illustre une dimension punitive rarement formatrice.

Les faux alliés et illusionnistes

Derrière des allures décontractées ou des promesses d’écoute se cachent parfois des attitudes tout aussi déstabilisantes. À l’université notamment, le professeur « copain » s’affiche détendu, tutoie facilement, multiplie les invitations informelles, mais pose un masque bien différent dès qu’il s’agit d’évaluation ou de discipline.

  • Proximité factice : Le rapport chaleureux disparaît instantanément face aux exigences académiques, laissant souvent les étudiants déconcertés.
  • Répliques culpabilisantes : La phrase rituelle « Vous êtes la pire promo que je n’ai jamais eue » fait figure de passage obligé, semant le doute sur la valeur collective des étudiants.

Les absents numériques et mentors insaisissables

À l’heure de la digitalisation, certaines pratiques administratives persistent à défier la logique. Là où l’attente de réactivité domine, certains enseignants répondent par… l’absence totale de contact.

Profil Comportement
Silence numérique Les mails des étudiants restent lettre morte. Lorsqu’un éclaircissement est demandé en cours, la réponse fuse : « La réponse était dans le mail ». Le fameux mail introuvable.
Directeurs invisibles Des tuteurs enthousiastes au départ, mais absents tout au long du mémoire. Ils réapparaissent le jour de la soutenance, parfois sans réelle connaissance du sujet travaillé.

L'arbitraire pédagogique et les dérives éthiques

Au-delà des personnalités, certains travers relèvent d’un manque de rigueur, voire d’équité dans l’évaluation et l’encadrement des étudiants.

  • L’enseignant conspirationniste : Il proscrit l’usage de ressources numériques reconnues, tout en relayant de fausses informations sur ses réseaux personnels.
  • Le puriste du raisonnement : En mathématiques, obtenir le bon résultat ne suffit pas si la méthode ne correspond pas à celle qu’il attend, au mépris de la logique de l’élève.
  • Le commercial masqué : Certains enseignants conditionnent une bonne note à l’achat, à la lecture et à la notation positive de leur propre ouvrage.
  • La rigueur administrative absurde : Un diplôme peut être annulé plusieurs années après l'obtention sous prétexte d’une irrégularité de dernière minute.

Les profils décalés de l’amphi

Parmi les professeurs les plus atypiques figurent ceux dont le style pédagogique – ou le comportement – rend le suivi des cours particulièrement ardu.

  • L’exigeant excessif : La moindre incartade sonore est proscrite, l’ambiance en cours frôle l’austérité.
  • Le discret incompris : Voix trop faible ou attitude éthérée, ses interventions deviennent de véritables casse-têtes, et ses supports pédagogiques restent inaccessibles en ligne.
  • L’imprévisible : Retards fréquents, présentation négligée, digressions aléatoires… l’organisation du cours passe au second plan.

Malgré la difficulté que ces expériences représentent parfois au quotidien, elles deviennent souvent matière à récit… et contribuent, à leur manière, à forger l’endurance et la capacité d’adaptation des étudiants. Face à chaque enseignant redouté, n’oublions jamais que d’autres, passionnés, changent des parcours et suscitent des vocations.